Menu
 

Bac de rétention : réglementation, calcul et choix du bon équipement

Le bac de rétention est un équipement de prévention : il recueille les liquides qui pourraient s’échapper des contenants stockés. Son dimensionnement dépend des capacités des réservoirs ou récipients associés, de la nature des produits et des prescriptions applicables à l’installation.

Ce guide H2LOIRE explique les principales règles de calcul, aide à vérifier les contraintes techniques et oriente vers les familles de bacs adaptées aux besoins professionnels, sans remplacer l’examen des prescriptions propres à votre site.

Attention : les règles présentées ne s’appliquent pas indistinctement à tous les stockages. Il faut d’abord identifier les textes applicables à votre installation : régime ICPE, rubrique, arrêté de prescriptions générales, arrêté préfectoral et éventuelles dispositions spécifiques aux produits.

En bref : les règles essentielles

  • Lorsque la règle générale de l’article 25 de l’arrêté du 4 octobre 2010 s’applique, le volume minimal correspond à la plus grande de deux valeurs : 100 % de la capacité du plus grand contenant ou 50 % de la capacité totale des contenants associés.
  • Pour les stockages exclusivement composés de récipients mobiles de 250 L maximum, cet article prévoit une règle particulière : 50 % du total pour les liquides inflammables ou combustibles dont le point éclair est compris entre 60 et 93 °C, et 20 % dans les autres cas, avec un minimum de 800 L, ou la capacité totale lorsque celle-ci est inférieure à 800 L.
  • Les stockages de liquides inflammables peuvent relever de dispositions spécifiques, qui doivent être examinées avant d’appliquer ces calculs.
  • La rétention doit être étanche et compatible avec les produits susceptibles d’être recueillis. Les produits incompatibles ne doivent pas partager une même rétention.
  • Vérifiez le volume de rétention disponible, la charge admissible et les conditions d’utilisation indiquées par le fabricant.
  • Une mention commerciale comme « bac pour deux fûts » ou « conforme ICPE » ne suffit pas à démontrer que l’équipement convient à votre installation.

La réglementation applicable : identifier le bon texte

Article 25 de l’arrêté du 4 octobre 2010

L’arrêté du 4 octobre 2010 relatif à la prévention des risques accidentels comprend des dispositions relatives aux rétentions au sein des ICPE soumises à autorisation.

L’application de sa section IV dépend des conditions fixées par l’article 24, notamment de l’ancienneté de l’installation, des rubriques concernées et des modifications ayant nécessité une nouvelle autorisation. L’article 25 ne constitue donc pas une règle automatiquement applicable à toutes les ICPE.

Lorsqu’il est applicable, il prévoit notamment :

  1. Une capacité minimale de rétention, déterminée selon les caractéristiques du stockage.
  2. Une résistance adaptée à la pression du liquide recueilli et à son action physique et chimique.
  3. Le maintien du volume disponible et du bon état de la rétention.
  4. La séparation des produits incompatibles, qui ne doivent pas être associés à une même rétention.
  5. Le maintien en position fermée du dispositif d’obturation, lorsque la rétention en comporte un.

Lanote ministérielle de questions-réponses publiée sur AIDA précise notamment les conditions d’application aux installations existantes.

Arrêté du 2 février 1998 : distinguer le texte et son ancien article 10

L’arrêté du 2 février 1998 reste en vigueur, mais son ancien article 10 relatif aux rétentions a été abrogé en 2011. Les dispositions correspondantes ont été intégrées à l’arrêté du 4 octobre 2010.

Autres textes à prendre en compte, notamment pour les liquides inflammables

L’arrêté du 24 septembre 2020 modifié encadre des stockages de liquides inflammables en récipients mobiles au sein de certaines ICPE soumises à autorisation. Il comporte des dispositions propres aux stockages concernés, aux implantations, aux rétentions et à la prévention du risque incendie. Il ne faut pas transposer mécaniquement l’exemple 100 % / 50 % à ces installations. Le texte a notamment été modifié par un arrêté du 12 juin 2025 : consulter sa version consolidée et les conditions applicables à l’installation.

Déclaration, enregistrement et prescriptions particulières

Pour une installation soumise à déclaration ou à enregistrement, recherchez les prescriptions de l’arrêté applicable à sa rubrique.

Des textes spécifiques peuvent également encadrer certains stockages, notamment les liquides inflammables. Il ne suffit donc pas de connaître le nombre de fûts ou d’IBC pour déterminer le volume réglementaire de rétention.

Capacité minimale : les règles selon la situation

Situation de stockageRéférence à examinerPrincipe de dimensionnement
Stockage relevant de la règle générale de l’article 25Arrêté du 4 octobre 2010, articles 24 et 25Plus grande valeur entre 100 % de la capacité du plus grand contenant et 50 % de la capacité totale associée
Stockage exclusivement composé de récipients mobiles de 250 L maximum contenant des liquides inflammables ou combustibles dont le point éclair est compris entre 60 et 93 °C  Article 25, lorsque applicable, sous réserve des textes spécifiques50 % de la capacité totale, avec un minimum de 800 L ; si le total est inférieur à 800 L, rétention égale au total
Stockage exclusivement composé de récipients mobiles de 250 L maximum : autres cas. Article 25, lorsque applicable20 % de la capacité totale, avec un minimum de 800 L ; si le total est inférieur à 800 L, rétention égale au total
Stockage relevant de l’arrêté du 24 septembre 2020 sur les liquides inflammables en récipients mobiles. Arrêté du 24 septembre 2020 modifiéRègles selon l’implantation, les contenants et les conditions d’application ; prise en compte éventuelle des eaux d’extinction et des intempéries
Installation soumise à déclaration ou à enregistrementArrêté de prescriptions générales de la rubrique et éventuelles prescriptions particulièresVolume et conditions fixés par les textes applicables
Stockage hors ICPETextes spécifiques éventuels selon le produit, l’usage et le lieu  Vérification au cas par cas ; la règle 100 %/50 % n’est pas une obligation universelle

La rubrique 1435 concerne les stations-service. La rubrique 2930 peut concerner les ateliers de réparation et d’entretien de véhicules, selon leurs caractéristiques et les seuils de classement. Le classement doit être vérifié dans la nomenclature en vigueur.

La rubrique 1172, encore présente dans certaines anciennes documentations, a été supprimée en 2015. Pour les produits dangereux pour l’environnement, le classement dépend notamment de leur classification et des quantités susceptibles d’être présentes.

Méthode de dimensionnement en cinq étapes

Étape 1 — Inventorier les contenants et les produits

Listez chaque contenant avec :

  • sa capacité nominale ;
  • le produit qu’il contient ;
  • sa position et son mode de stockage ;
  • sa présence permanente ou occasionnelle ;
  • la rétention à laquelle il est associé.

Étape 2 — Déterminer la règle applicable

Identifiez d’abord le régime de l’installation et les textes qui encadrent le stockage.

Lorsque l’article 25 de l’arrêté du 4 octobre 2010 s’applique, distinguez :

  • la règle générale 100 % du plus grand contenant ou 50 % du total, en retenant le résultat le plus élevé ;
  • la règle particulière des stockages exclusivement composés de récipients mobiles de 250 L maximum.

Vérifiez ensuite les éventuelles dispositions spécifiques, notamment pour les liquides inflammables.

Étape 3 — Vérifier le volume de rétention disponible

Vérifiez si la capacité indiquée par le fabricant correspond au volume réellement disponible.

Vérifiez le volume annoncé pour la configuration prévue : caillebotis, supports, contenants et accessoires. Appliquez les modalités de calcul du texte concerné.

Le volume nécessaire doit rester disponible pendant l’exploitation. Les eaux de pluie, les déchets ou les liquides déjà accumulés ne doivent pas réduire la capacité disponible en dessous du minimum requis.

Étape 4 — Vérifier les contraintes mécaniques

La masse d’un contenant plein dépend de sa tare et de la densité du liquide :

Masse totale = tare du contenant + volume de liquide × densité du liquide.

Un IBC de 1 000 L ne représente donc pas la même charge lorsqu’il contient de l’huile, de l’eau ou un liquide plus dense.

Vérifiez :

  • la charge admissible du bac ;
  • la charge admissible du caillebotis ;
  • la répartition des appuis ;
  • les conditions de manutention ;
  • les éventuelles possibilités de gerbage.

Ne franchissez le bac avec un engin que si le fabricant l’autorise.

Étape 5 — Vérifier la compatibilité et l’implantation

Les produits susceptibles de réagir dangereusement entre eux doivent disposer de rétentions séparées.

Vérifiez également :

  • la compatibilité chimique du bac et de ses accessoires ;
  • l’accès pour les contrôles et la manutention ;
  • la résistance aux conditions extérieures ;
  • la gestion des eaux de pluie ;
  • les risques d’incendie et d’atmosphère explosive ;
  • les mesures de prévention du risque électrostatique, lorsque nécessaires.

Exemple chiffré : deux fûts de 220 L et un IBC de 1 000 L

L’exemple concerne deux fûts de 220 L et un IBC de 1 000 L contenant une huile hydraulique compatible avec la rétention.

Hypothèse : le stockage relève de la règle générale de l’article 25, sans prescription spécifique modifiant le calcul.

ÉtapeCalculRésultat
Capacité totale associée2 × 220 L + 1 000 L1 440 L
Capacité du plus grand contenant  IBC de 1 000 L1 000 L
100 % du plus grand contenant100 % × 1 000 L1 000 L
50 % de la capacité totale50 % × 1 440 L720 L
Valeur retenuePlus grande des deux valeurs  1 000 L minimum

Ce résultat concerne une rétention commune. Il reste à vérifier son adéquation pratique.

L’emprise : l’équipement doit accueillir l’IBC et les deux fûts dans les conditions autorisées par le fabricant. Un bac prévu pour un IBC n’offre pas nécessairement la surface ou la charge admissible pour deux fûts supplémentaires.

La charge : calculez la masse des 1 440 L d’huile à partir de sa densité, puis ajoutez la tare des contenants et de leurs supports.

La séparation éventuelle : si l’IBC et les fûts sont placés sur deux rétentions indépendantes, chaque groupe doit être recalculé. Dans le cadre de l’article 25 :

  • l’IBC seul nécessite une rétention de 1 000 L ;
  • les deux fûts de 220 L seuls nécessitent une rétention de 440 L, puisque leur capacité totale est inférieure à 800 L.

Petits récipients : comprendre le minimum de 800 L

Lorsque la règle des petits récipients de l’article 25 s’applique, le minimum de 800 L doit être lu avec l’exception concernant les stockages de capacité totale inférieure à 800 L.

Pour deux fûts de 220 L, la capacité totale est de 440 L : la rétention minimale est donc de 440 L dans ce cadre réglementaire.

Pour les stockages relevant du taux de 50 %, le calcul se traduit ainsi :

Capacité totale stockée  Rétention minimale
Jusqu’à 800 L100 % de la capacité totale
De 800 à 1 600 L800 L
Au-delà de 1 600 L50 % de la capacité totale

Pour les stockages relevant du taux de 20 % :

Capacité totale stockée. Rétention minimale
Jusqu’à 800 L100 % de la capacité totale
De 800 à 4 000 L800 L
Au-delà de 4 000 L20 % de la capacité totale

Ces tableaux ne doivent pas être appliqués à un stockage relevant d’une autre prescription.

La désignation commerciale « bac pour deux fûts » indique une possibilité d’accueil. Elle ne garantit pas, à elle seule, que le volume de rétention convient à tous les produits et à toutes les installations.

Choix du matériau selon les produits

Le matériau se choisit selon le produit susceptible d’être recueilli, sa concentration, sa température et les conditions d’utilisation.

MatériauUsages envisageables, sous réserve de compatibilitéPoints de vigilance
Acier peintHuiles, hydrocarbures et certains solvantsCompatibilité du métal et du revêtement ; corrosion ; état des soudures ; prévention du risque électrostatique
Acier galvaniséCertaines huiles, certains hydrocarbures et usages extérieursCompatibilité chimique, notamment avec les produits acides ou fortement alcalins ; état du revêtement
PolyéthylèneDe nombreux produits aqueux, acides ou bases, selon leur formulation  Compatibilité avec les solvants et autres produits ; charge admissible ; résistance aux UV selon le modèle
Bac soupleCertaines interventions, opérations de dépotage ou utilisations temporairesCompatibilité chimique, résistance mécanique et conditions d’utilisation ; franchissement uniquement si autorisé par le fabricant

Complétez la FDS par les données de résistance chimique du fabricant.

Les mentions H400/H410 décrivent un danger aquatique, pas une compatibilité chimique.

Quel bac de rétention choisir ? Comparer les solutions avant l’achat

Une fois les obligations identifiées et le volume calculé, l’enjeu est de choisir un équipement réellement utilisable : matériau compatible, dimensions suffisantes, charges admissibles et conditions d’exploitation adaptées. Le tableau suivant est une aide à l’orientation, et non une validation automatique de conformité.

Votre besoinFamille de produits à examinerVérification prioritaire
Stocker des fûts d’huile ou de lubrifiantBac de rétention acierCompatibilité, charges et volume disponible
Stocker des acides, bases ou produits chimiques  Bac de rétention PEHD ou protection adaptéeProduit exact, concentration et température
Stocker un IBC / GRV de 1 000 LBac de rétention pour IBCEmprise, poids plein, accès à la vanne et rétention
Stocker sur un rack ou un rayonnageRayonnage avec rétentionCharge par niveau et rétention réellement associée
Réaliser une intervention ou un dépotageBac de rétention soupleCompatibilité, sol, risque de perforation et franchissement
Organiser un stockage extérieur protégéArmoire, bungalow ou conteneur avec rétention  Pluie, ventilation, accès, incendie et implantation

Acier : usages industriels et stockage de fûts

Le bac acier convient à de nombreux usages de stockage industriel de liquides compatibles, notamment certaines huiles et certains hydrocarbures. Selon les produits et les conditions de stockage, une finition peinte ou galvanisée peut convenir. Les risques de corrosion et, pour certains liquides inflammables, de décharges électrostatiques doivent être examinés. Un bac acier n’est pas universellement compatible avec les acides ou les bases.

PEHD : certains produits chimiques et liquides corrosifs

Un bac plastique en polyéthylène haute densité peut convenir à de nombreux liquides aqueux, notamment certains acides et bases. La résistance dépend néanmoins de la formulation, de la concentration et de la température : se reporter aux données du fabricant et à la fiche de données de sécurité (FDS).

Bac pour IBC : ne pas confondre capacité d’accueil et volume de rétention

« Bac pour 1 IBC » indique surtout une configuration d’accueil. Cette désignation ne garantit pas que le bac possède 1 000 L de rétention. Vérifier la rétention annoncée, les dimensions utiles, la charge admissible et l’accès pour la manutention et le soutirage.

Bac souple : intervention, maintenance et dépotage

Le bac souple permet de déployer une rétention transportable ou temporaire, notamment sur chantier, sous un équipement ou pendant une opération de dépotage. Son usage impose de vérifier la compatibilité chimique, la nature du sol et les risques de percement. Le franchissement par un véhicule n’est admissible que si la conception et le fabricant le permettent.

Exemple pratique : dépotage d’un camion-citerne

Lors d’un dépotage, un bac de rétention souple peut être installé sous la zone de raccordement ou de transfert afin de récupérer les égouttements et déversements accidentels. Selon le projet, des bandes de roulement adaptées aux charges ou des bords mousse autoportés peuvent faciliter le passage des véhicules. Une fabrication sur mesure peut être étudiée selon les dimensions de la zone, le liquide transféré et la fréquence des opérations. Vérifiez la compatibilité chimique, la stabilité du sol et les conditions de franchissement autorisées par le fabricant. Le bac complète les dispositifs de sécurité du dépotage ; il ne les remplace pas.

Conseil H2LOIRE : pour arbitrer entre plusieurs modèles, préparez la liste des contenants, les FDS, les contraintes d’encombrement et les charges. Vous gagnerez du temps et réduirez le risque de sélectionner un équipement inadapté.

Stockage extérieur : pluie, vent et capacité utile

Une rétention ouverte peut recueillir de l’eau de pluie : le volume occupé n’est alors plus disponible pour une fuite. En fonction des produits et de l’implantation, une protection adaptée, une armoire avec rétention ou un bungalow de stockage peuvent aider à protéger les contenants et la rétention.

Ne vidangez pas automatiquement l’eau présente dans un bac vers un réseau d’eaux pluviales. Vérifiez la présence éventuelle de pollution et les conditions de rejet applicables. L’exposition au vent, le risque incendie, les accès et les manutentions doivent aussi être considérés.

Normes, justificatifs et mentions commerciales

Il n’existe pas de marquage CE spécifique ni de norme NF unique couvrant tous les bacs de rétention.

L’adéquation de l’équipement s’apprécie au regard des prescriptions applicables à l’installation et des caractéristiques garanties par le fabricant.

Avant l’achat, demandez notamment :

  • la fiche technique du modèle ;
  • la capacité de rétention annoncée et sa définition ;
  • les charges admissibles du bac et du caillebotis ;
  • les dimensions et les configurations autorisées ;
  • les données de compatibilité chimique ;
  • les justificatifs disponibles des contrôles ou essais d’étanchéité ;
  • les instructions d’installation, d’entretien et de manutention ;
  • les éventuelles attestations précisant les références et caractéristiques garanties.

Pour les produits inflammables, vérifiez également les exigences relatives au comportement au feu, à l’électricité statique et à la mise à la terre selon les textes applicables.

La mention « conforme ICPE » ne constitue pas une garantie universelle : un même bac peut convenir à une configuration et être insuffisant pour une autre.

Contrôle, vérification et traçabilité

Il n’existe pas de fréquence unique de contrôle applicable à tous les bacs de rétention.

Les opérations et leur périodicité doivent être définies selon les risques, les instructions du fabricant et les prescriptions de l’installation.

Un plan de contrôle peut comprendre :

  • Une inspection visuelle régulière : fond, parois, soudures, joints, caillebotis, supports et éventuel dispositif de vidange.
  • Un examen approfondi périodique : nettoyage préalable si nécessaire, contrôle des zones difficiles d’accès et vérification du volume disponible.
  • Un contrôle après événement : choc, réparation, déplacement ou exposition à un produit susceptible d’endommager le matériau.
  • Une traçabilité adaptée : date, équipement, observations, actions correctives et traitement des liquides récupérés.

Tout dispositif de vidange doit rester fermé en exploitation, conformément aux prescriptions applicables.

Pour les stockages extérieurs, surveillez l’accumulation des eaux de pluie. Avant leur évacuation, vérifiez leur état et les conditions de rejet autorisées. Les liquides pollués doivent être pris en charge selon leur nature et les prescriptions en vigueur.

Cinq erreurs à éviter avant de choisir un bac

Choisir uniquement selon le nombre de contenants. Un bac capable d’accueillir deux fûts ne possède pas nécessairement le volume exigé pour votre stockage.

Confondre capacité annoncée et capacité disponible. Faites préciser le volume garanti pour la configuration choisie et maintenez-le disponible pendant l’exploitation.

Réunir des produits incompatibles. Deux produits utilisés dans le même atelier ne peuvent pas automatiquement partager une rétention.

Oublier la masse réelle d’un IBC plein. Le bac et son caillebotis doivent résister au poids du liquide, du contenant et des accessoires, compte tenu de la densité.

Négliger l’eau de pluie. À l’extérieur, une rétention déjà remplie d’eau peut ne plus offrir le volume requis.

FAQ — Questions fréquentes sur les bacs de rétention

Un bac de rétention est-il obligatoire hors ICPE ?

Les obligations dépendent du produit, de l’usage et du lieu de stockage. Des textes spécifiques peuvent imposer une rétention hors ICPE, notamment pour certains stockages de produits pétroliers. La règle 100 %/50 % ne constitue pas une obligation universelle applicable à toutes les installations non classées.

Quelle capacité pour deux fûts de 220 L ?

Lorsque la règle des petits récipients de l’article 25 de l’arrêté du 4 octobre 2010 s’applique, deux fûts de 220 L nécessitent une rétention de 440 L, leur capacité totale étant inférieure à 800 L. Vérifiez les prescriptions propres à votre installation avant de choisir le bac.

Existe-t-il une norme NF ou un marquage CE pour les bacs de rétention ?

Il n’existe pas de marquage CE spécifique ni de norme NF unique couvrant tous les bacs de rétention. Vérifiez les caractéristiques garanties par le fabricant, les justificatifs disponibles et les exigences particulières applicables à votre équipement et à votre installation.

Quelle rétention faut-il pour un IBC de 1 000 L ?

Lorsque la règle générale de l’article 25 s’applique à un IBC de 1 000 L stocké seul, le calcul conduit à 1 000 L de rétention. Le résultat change potentiellement selon les textes et l’organisation du stockage ; vérifiez également les charges et les dimensions du bac.

Un bac de rétention suffit-il à rendre mon stockage conforme ?

Non. L’adéquation dépend aussi du régime applicable, des liquides, des incompatibilités, de la charge, de la ventilation, de l’implantation et des conditions d’exploitation.

H2LOIRE vous accompagne dans le choix d’un bac de rétention

Que vous recherchiez un bac acier, un bac PEHD, une rétention pour IBC ou une solution souple, H2LOIRE peut vous orienter vers une configuration à étudier à partir des données de votre stockage.

Pour obtenir une proposition pertinente, indiquez les produits et leurs FDS si nécessaire, le nombre et le volume des contenants, la capacité de rétention requise, les charges, les dimensions disponibles et le lieu d’installation.

Demandez conseil ou un devis à H2LOIRE : https://www.e-retention.fr/

À voir aussi sur e-retention.fr

  • Bac de rétention pour fûts
  • Bac de rétention acier
  • Bac de rétention plastique PEHD
  • Bac de rétention pour IBC / GRV 1 000 L
  • Bac de rétention souple
  • Rayonnage avec rétention
  • Bungalows de stockage avec rétention

Références